Mathilde MONIER

HENRI-FREDERIC AMIEL A DIT :

‘‘Le corps est le vaisseau avec lequel nous traversons le chemin de la vie.’’

 

Pourtant, ce vaisseau est maltraité dans notre société et notre culture. Récupéré par les médias et la société de consommation, il se transforme en matière malléable que l’on façonne en fonction des produits que l’on veut vendre.
On nous assène des images publicitaires à longueur de journée en présentant le même type de corps et en nous faisant croire que c’est celui-là qui est parfait, celui-là auquel on doit ressembler.
La pression sociale, les normes, les diktats... toutes ces injonctions pernicieuses que l’on intériorise font du tort à la perception que l’on a de notre corps.
L’importance de l’apparence a pris une telle place dans nos vies que la personnalité de la personne, ce qu’elle aime, ce pour quoi elle est douée... tout ceci passe au second plan, la beauté prime.
Le physique n’est pas le seul à être mis en porte-à-faux, le comportement et les choix de vie également : on va juger négativement une femme si celle-ci ne sourit pas en permanence, si elle ne veut pas avoir d’enfant... «

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